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Métaphores inversées – Jacques Limoges

À la suite de plusieurs auteurs, j’ai maintes fois démontré la pertinence et surtout l’efficacité des métaphores pour faciliter la compréhension et l’apprentissage de notions –surtout de notions très complexes– telles que divers fonctionnements psychovocationnels comme la recherche d’emploi (métaphore du Trèfle chanceux), le maintien professionnel (métaphore de la Main tenant une mascotte) les stades de développement humain (métaphore de la Chenille-cocon-papillon) et la relation d’aide (métaphore de la Trousse de montagne).

Le plus souvent, de telles métaphores s’inspirent de la physique ou de la biologie comme du coup de foudre ou de la flèche tirée par Cupidon (physique) pour décrire une passion irraisonnable et soudaine ou encore la référence aux saisons (biologique) pour décrire les étapes de la vie, surtout les enjeux propres à chacune de ces étapes ou saisons. Occasionnellement, ces métaphores font référence à des mythes comme celui d’Ulysse-Mentor-Télémark pour saisir l’essence du mentorat et des spécificités du triangle relationnel en cause.

Or je viens de dévorer La vie secrète des arbres de Wohlleben (2017) dans lequel l’auteur utilise avec brio de nombreuses métaphores mais de façon inversée c’est-à-dire qu’il part d’une réalité humaine pour expliquer le fonctionnement d’un arbre ou d’une forêt tout entière. La métaphore de départ peut être purement physiologique comme la transpiration, la calvitie ou la haute pression sanguine; elle peut aussi être d’ordre psychologique comme la communication, l’amitié ou l’amour ou encore davantage sociologique –surtout lorsqu’il parle de la forêt– comme les bons échanges de service, l’entraide, une place pour chacun, l’accueil des nouveaux venus ou les enfants de la rue. L’auteur ne verse pas pour autant dans un anthropomorphisme simpliste comme le font trop souvent d’autres auteurs en attribuant tout de go aux choses et surtout aux animaux des réactions humaines comme la peur, la joie, le remord ou la reconnaissance.

J’aime à redire que la métaphore est aux sciences humaines (tel le développement de carrière) ce que la maquette est aux sciences de la nature. Plus elle simplifie à l’échelle la réalité en cause, plus cette maquette ou cette métaphore est génératrice des bons et stratégiques savoirs, savoir-faire et savoir-être.

Professeur au Département d'Orientation professionnelle de l'Université de Sherbrooke durant plus de 25 ans, le pédagogue a brillé d'originalité pour former ses étudiants, souhaitant non pas les cloner, mais bien les mettre au monde en tant que conseillers. Sa différence est devenue référence, comme en témoignent les prix qu'il a remportés, la vingtaine d'ouvrages qu'il a publiés et les ateliers de formation qu'il a animés sur le counseling de groupe et sur l'insertion professionnelle. Depuis 2001, il n'a de retraité que le nom puisqu'il demeure très actif comme professeur associé. De plus, le prolifique auteur n'a pas rangé sa plume et le réputé conférencier manie toujours le verbe avec autant de verve et d'à-propos.

1 Comment

  1. 6 novembre, 2018, 16:24   / 

    merci pour l’appréciation de ce magnifique livre

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