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Jérémy Dufault

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Nom

Jérémy Dufault

Titre

Conseiller en information scolaire et professionnelle

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Biographie

Ayant eu un parcours de formation atypique et m’étant réorienté à plusieurs reprises, dans le but de découvrir la discipline qui me convenait vraiment, je comprends très bien, aujourd’hui, les enjeux qui peuvent résulter d’une indécision vocationnelle. Par ailleurs, j’arrive désormais à reconnaitre les motifs pour lesquels j’avais fait ces choix à l’époque et l’apport qu’ils peuvent insuffler à mon bagage d’intervenant.

Si je devais résumer mon parcours de formations, je commencerais depuis mon entrée au cégep en vous disant que je me suis inscrit en sciences humaines, dans le but de « m’acheter du temps ». Cela résonne avec le fait que je considère comme étant aberrant le fait qu’on s’attende des jeunes, en secondaire trois, qu’ils soient en mesure de faire, rationnellement, des choix de préalables en vue de leur éventuelle inscription au cégep, alors que le système d’éducation québécois ne prévoit aucun accompagnement au niveau de la connaissance de soi et de l’introspection. Néanmoins, pour ma part, j’ai toujours cultivé, naturellement, un grand intérêt pour ces deux sujets et c’est ce qui m’a poussé à, toujours, assumer l’entière responsabilité de mes choix et à tenter d’y dégager les apprentissages qu’il me permettait de faire sur moi, ainsi que sur ma carrière de rêve. Bref, à cet âge, l’enjeu identitaire était bien plus présent dans nos pensées que l’enjeu propre au développement de carrière.

Par la suite, j’ai pris connaissance de mon envie d’aider et du bien-être que je ressentais, lorsque j’offrais mon écoute aux gens dans le besoin. Pour cette raison, je me suis inscrit à la Technique en Travail social. J’ai beaucoup aimé cette formation et c’est elle qui m’a tout appris par rapport aux processus d’interventions, ainsi qu’aux aptitudes qui définissent un bon intervenant. Dès cette époque, je me démarquais grâce à ma grande sensibilité, à mes capacités d’écoute et à mon aptitude à résoudre des problèmes. Toutefois, j’ai été désenchanté lorsque j’ai pris conscience de la lourdeur que j’associais à la clientèle. Je ne me voyais pas travailler, jour après jour, avec des cas problèmes, pouvant parfois témoigner de situations d’extrême vulnérabilité. Vers la fin de ma formation collégiale, j’ai pris conscience de mon intérêt pour les milieux scolaires et j’ai d’ailleurs réalisé mes deux derniers stages au sein d’une école primaire. J’ai beaucoup aimé ces expériences. Les enfants m’apparaissaient comme des éponges à connaissances, en ce sens qu’ils semblaient avoir une soif d’apprentissages et de découvertes insatiable. Cela me motivait beaucoup de m’imaginer, en quelque sorte, les préparer à leur vie future en leur enseignant les rouages du « vivre ensemble », ainsi que de la connaissance de soi et en leur partageant notions qui les aideraient à trouver leur juste place au sein de la société. Je sais, cette vision de l’enseignement et du contexte scolaire, que j’avais à l’époque, peut paraitre très romancée, voire idéalisée. Malgré tout, c’est dans cet état d’esprit que je m’étais inscrit, suite à l’obtention de mon DEC, au Baccalauréat en Enseignement au préscolaire et au primaire. J’y ai complété quatre trimestres (qui furent convertis en un certificat multidisciplinaire), avant d’enfin descendre de mon nuage et de comprendre que la vision que j’avais d’un enseignant s’apparentait plus à une sorte d’éducateur à la vie future. On me reprochait de délaisser l’enseignement formel, au profit des interventions individuelles et des résolutions de conflits. J’étais amplement capable d’animer un groupe pour des activités ponctuelles et de faire preuve de beaucoup de créativité dans la façon de rendre la matière accessible aux enfants, mais c’était au niveau de la prise en charge complète et autonome (alliant animation, gestion de classe, planification, correction et différenciation) que je ne me sentais pas à ma place. Ma force réside dans l’établissement rapide d’une alliance de travail et d’un sentiment de confiance, en intervention individuelle et en animation de groupe (réalisée de façon ponctuelle). De plus, au Baccalauréat en enseignement au primaire, j’avais l’habitude de me démarquer grâce à ma grande créativité, mon sens artistique, ma douceur, ma patience et mon audace.

À ce moment de ma vie, je ressentais, plus que jamais, le besoin de découvrir, enfin, ce qui m’appelait, ce à quoi j’aspirais et ce qui pourrait allier l’ensemble des forces que je me reconnaissais. Je suis donc allé consulter une conseillère en orientation et c’est grâce à son assistance que j’ai, finalement, réussi à officialiser mon choix de carrière. J’y ai découvert le domaine de l’orientation et celui-ci m’a, en quelque sorte, réconcilié avec l’ensemble de mon parcours de vie et de formation. Il regroupe mon intérêt pour la relation d’aide, l’accès à des contextes d’intervention principalement individuelle et parfois groupale, la possibilité d’accompagner les gens dans la découverte de soi, un objectif d’intervention qui m’apparait beaucoup moins confrontant qu’en travail social (travailler avec les potentialités du monde et les apprentissages que les clients peuvent tirer de leurs expériences, afin de les aider à reconnaitre leur objectif de carrière) et, pour lequel, mon expérience en milieu scolaire apparait comme un atout. Je me suis donc aventuré dans cette discipline, au niveau du baccalauréat en orientation, et j’ai été passionné par tout ce que j’y apprenais. Dès le départ, je me suis démarqué en classe, grâce à ma grande participation et la maturité vocationnelle qui se dégageait de mes commentaires. Du moins, cela faisait partie des rétroactions que je recevais, de la part du corps enseignant, ainsi que de mes collègues de classe. D’ailleurs, il m’est arrivé d’avoir été sélectionné à titre de « meilleur futur c.o », lors d’une activité étudiante, visant à reconnaître les mérites de chacun par la remise de prix de reconnaissance. Cela est l’une des distinctions les plus significatives que j’ai reçues de ma vie, et ce malgré le fait qu’elle était totalement informelle, puisqu’elle témoignait d’une réelle reconnaissance par mes pairs auxquels j’étais attaché, sans que celle-ci soit empreinte de jalousie. On dit de moi que mes interventions sont ajustées, que j’ai une facilité à écouter, à comprendre et à retenir l’essentiel du discours des gens auprès desquels j’interviens. Par ailleurs, si mes pairs étaient en mesure de se prononcer sur ces points, c’est parce que je n’ai jamais reculé devant un défi (comme le fait de participer à une mise en situation devant la classe). Un professeur, un jour, m’a dit: « c’est en participant en classe qu’on apprend le plus et qu’on est capable de dissocier les aspects qu’on maîtrise de ceux qu’on doit encore travailler. Aussi, il vaut mieux vous planter ici, où ça ne compte pas et où les retombées potentielles sur les clients sont les plus minimisées. » Cela m’avait grandement inspiré et c’est encore l’élément, aujourd’hui, qui me pousse à passer par dessus ma timidité ou ma peur du jugement pour tenter ma chance dans la réalisation d’activités qui seront inévitablement enrichissantes. De plus, j’ai une insatiable soif d’apprentissage et de dépassement de soi. Je suis plutôt exigeant à mon égard, mais j’aime beaucoup me sentir outillé et compétent quand vient le temps d’intervenir auprès d’un client.
Enfin, j’ai réalisé mon stage final au sein de l’organisme Orientation Travail. Ce fut une expérience extrêmement enrichissante. J’étais assigné aux services spécialisés. Cela signifie que j’œuvrais auprès des clientèles présentant des limitations fonctionnelles et des clientèles dites « plus éloignées du marché du travail ». Je n’avais jamais auprès de clientèles ayant des limitations (handicapes ou trouble de santé mentale) et je suis heureux de pouvoir, maintenant, ajouter cette expérience à mon bagage d’intervenant. Dans le cadre de ce stage, j’ai observé, coanimé et pris en charge des rencontres counseling d’emploi, ainsi que des rencontres d’évaluation de besoin. J’ai assisté à des rencontres tripartites avec des employeurs et des individus présentant des limitations. J’ai également pris part à une cellule d’expertise en santé mentale. De plus, j’ai participé à l’organisation d’un atelier visant regroupé des employeurs avec notre clientèle en recherche d’emplois. Par ailleurs, j’ai expérimenté plusieurs tâches administratives associées aux métiers de conseiller en emploi, telles que la rédaction de CV, de lettres de motivation et de note de dossier.
Finalement, je termine présentement mon Baccalauréat en orientation et c’est avec excitation et fébrilité que j’aborde mon insertion sur le marché du travail dans ce domaine que j’ai choisi. J’ai si hâte de réaliser cette transition, de relever ce nouveau défi et d’enfin être en mesure de me reconnaître comme un professionnel du domaine de l’orientation. Je sens que je suis rendu au point de jonction entre ma carrière d’apprenant (malgré le fait que j’ai véritablement à cœur de m’investir dans la formation continue) et le départ vers ma carrière de travailleur salarié. Je suis ouvert à la vie et aux expériences de travail; tout ce que je veux, c’est prendre de l’expérience et faire de ce que j’aime ma profession.

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